A Jules Dupré.
La rivière s'écoule avec lenteur. Ses eaux
Murmurent, près du bord, aux souches des vieux aulnes
Qui se teignent de sang ; de hauts peupliers jaunes
Sèment leurs feuilles d'or parmi les blonds roseaux.
Le vent léger, qui croise en mobiles réseaux
Ses rides d'argent clair, laisse de sombres zones
Où les arbres, plongeant leurs dômes et leurs cônes,
Tremblent, comme agités par des milliers d'oiseaux.
Par instants se répète un cri grêle de grive,
Et, lancé brusquement des herbes de la rive,
Etincelle un joyau dans l'air limpide et bleu ;
Un chant aigu prolonge une note stridente ;
C'est le martin-pêcheur qui fuit d'une aile ardente
Dans un furtif rayon d'émeraude et de feu.
Jules Breton - Courrières, 1875
Aucun commentaire pour l'instant, soyez le premier à laisser un commentaire.
Date de dernière mise à jour : 04/02/2012

1. Par PROUT le 17/05/2012
ON AIMERAIT BIEN SAVOIR QUAND MEME QUI EST L'AUTEUR DE CE PU**** DE TABLEAU!
2. Par Matthew le 12/05/2012
I generally agree with your points http://www.relojesreplicas.es/replicas-hublot-cb108.html (reloj hublot) ...
3. Par :P x) xd mdr le 07/05/2012
saluit
4. Par Maurice Careme le 07/05/2012
JAIME BEACOUP CE POEME!!!! :d
















