
Les vergers sont remplis d'abeilles : vois fleurir
Les tilleuls dans la cour. Entends, vers la rivière,
Monter dans l'air léger le chant des lavandières
Si tendrement chargé pour toi de souvenirs.
La mauvaise herbe croît et s'emmêle aux clôtures
Et les rosiers touffus débordant du jardin
Dévalent, odorants et fous, par les chemins
Où, pensifs, les troupeaux reviennent des pâtures.
Rien n'a changé : la maison blanche est toujours là,
Mais la rouille a rongé les gonds et la serrure,
Et les nids pépiants à l'angle des toitures
Se taisent depuis qu'un matin tu t'en allas.
Les volets sont fermés et les portes sont closes.
On n'entend plus bouger au coeur de la maison
qui se meurt de tristesse et de long abandon
Parmi l'effeuillaison nostalique des roses.
Francis Carco
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Date de dernière mise à jour : 12/12/2011

1. Par PROUT le 17/05/2012
ON AIMERAIT BIEN SAVOIR QUAND MEME QUI EST L'AUTEUR DE CE PU**** DE TABLEAU!
2. Par Matthew le 12/05/2012
I generally agree with your points http://www.relojesreplicas.es/replicas-hublot-cb108.html (reloj hublot) ...
3. Par :P x) xd mdr le 07/05/2012
saluit
4. Par Maurice Careme le 07/05/2012
JAIME BEACOUP CE POEME!!!! :d
















