
Les persiennes ouvraient sur le grand jardin clair
Et, quand on se penchait pour se griser à l'air
Humide et pénétré de fraîcheurs matinales,
Un vertige inconnu montait à nos front pâles
Et nos cœur se gonflaient comme un ruisseau grossi,
Car c'était tout un vol de parfums adoucis
Dans l'éblouissement heureux de la lumière :
Les lilas avaient des langueurs particulières
Où se décomposait une odeur de terreau.
Tout le printemps chantait l'éveil des oiseaux
Et, dans le déploiement des ailes engourdies
Passait le grand élan paisible de la vie.
Une rumeur sonore emplissait la maison.
On en attendait des bruits d'insectes ; des frissons
Faisaient trembler les grappes mauves des glycines
Tandis qu'allégrement des collines voisines
Un parfum de sous-bois arrivait jusqu'à nous.
Ô matin lumineux ! matins dorés et flous,
Je vous respirai plus tard à la croisée
Et vous aurez l'odeur des feuilles reposées.
Et ce sera comme un très ancien rendez-vous.
Françis Carco (1886 - 1958)
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Date de dernière mise à jour : 12/12/2011

1. Par PROUT le 17/05/2012
ON AIMERAIT BIEN SAVOIR QUAND MEME QUI EST L'AUTEUR DE CE PU**** DE TABLEAU!
2. Par Matthew le 12/05/2012
I generally agree with your points http://www.relojesreplicas.es/replicas-hublot-cb108.html (reloj hublot) ...
3. Par :P x) xd mdr le 07/05/2012
saluit
4. Par Maurice Careme le 07/05/2012
JAIME BEACOUP CE POEME!!!! :d
















